De retour du stage à Colmar, Abdeslam Ouaddou avoue avoir beaucoup sué sous les ordres de Paul Fischer. L’international marocain évoque également l’évolution du club et avoue avoir lui aussi mûri durant cet exil de sept ans. 
Comment s’est passé le stage à Colmar ? C’était assez dur et plus intensif qu’à Valenciennes. C’est un passage obligé pour bien préparer le championnat. Après un mois de vacances où l’on en profite bien, c’est forcément une période difficile. En général, ce n’est pas un moment très apprécié par les joueurs. Mais, je le répète, c’est indispensable. Nous avons toutefois passé le cap le plus difficile lors de ce stage à Colmar. Cela t’a rappelé les stages de préparation avec Laszlo Bölöni ? Oui, c’est vrai. C’était toutefois également différent car mieux dosé avec plusieurs groupes de travail. C’est une évolution très importante car chaque joueur possède un potentiel différent. Certains sont plus endurants, d’autres plus explosifs. De plus en plus de clubs se tournent vers cette individualisation du travail. Je l’ai constaté en Angleterre. L’ASNL s’appuie chaque année sur un fort potentiel physique. C’est aussi la vision que donne l’équipe de l’extérieur ? Oui et non. Quand on affronte Nancy, on redoute en effet son bloc très physique mais aussi la qualité de ses joueurs. L’ASNL s’appuie sur une ligne offensive qui va très vite vers l’avant et montre beaucoup d’aisance technique. C’est rare de compter sur des joueurs aussi complets. Est-ce que le club a beaucoup changé depuis ton départ en 2001 ? Enormément. Je ne suis toutefois pas surpris car je suis souvent passé en forêt de Haye pour voir l’évolution des travaux lors de mes vacances à Nancy. Cela n’a plus rien à voir avec le centre d’entraînement que j’ai quitté. Le club s’est aussi professionnalisé au niveau de l’organisation interne. Et toi, tu as beaucoup changé durant ces huit ans ? Avec le chemin parcouru, différents clubs et plusieurs entraîneurs, j’ai forcément acquis de l’expérience. Cela m’a certainement permis de changer un peu mon jeu. Je suis aussi devenu papa de trois enfants et donc un peu plus mâture. Face à certaines situations, je prends désormais plus de recul. Tu as toujours su que tu reviendrais un jour dans ton club ? Je ne pouvais pas en être persuadé car je ne savais pas comment le club allait évoluer, quelles seraient ses besoins. Mais, j’avais très envie de revenir pour combler un sentiment d’inabouti. Je suis finalement parti assez tôt de mon club formateur et il y avait un manque de ce côté-là. C’est donc une grande satisfaction mais surtout une grande chance de revenir à l’ASNL. Je remercie vraiment le président et le staff du club. Il était aussi important de revenir au meilleur de ta forme et de ne pas attendre d’être sur le déclin ? Par respect pour l ’ASNL, je ne serais pas revenu si j’étais cramé. J’ai 29 ans. C’est le meilleur moment pour un footballeur, l’âge de maturité. Après avoir terminé en tête du dernier championnat de L1, la défense nancéienne risque d’être très différente le 9 août contre Lille. Il y a beaucoup de travail à effectuer pour trouver des automatismes ? Chaque chamboulement demande beaucoup de travail de communication. Cela se fera d ’abord naturellement lors des entraînements. Nancy a la chance de pouvoir compter sur un compartiment défensif très fourni. C’est très important quand on joue sur plusieurs tableaux. J’ai déjà vécu cela à Fulham ou à Rennes. C’est de bonne augure. Il existe en tout cas déjà une vraie complicité avec ton « frère » Gennaro Bracigliano… C ’est vrai. C’est un atout pour trouver rapidement des automatismes. Je connais quelques éléments de l’équipe mais suis aussi parti pendant plusieurs années. C’est donc à moi de m’intégrer dans ce groupe. Source: Site officiel de l'ASNL |